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Entrepreneuriat au Tchad : les jeunes et les femmes au cœur d’une nouvelle dynamique économique

août 13, 2026Le Jeune Tchadien4 min de lecture
Entrepreneuriat au Tchad – jeunes entrepreneurs développant leurs projets

L’entrepreneuriat au Tchad connaît une nouvelle dynamique. De plus en plus présenté comme une réponse au chômage, au manque d’opportunités professionnelles et à la nécessité de diversifier l’économie nationale, il bénéficie aujourd’hui de plusieurs initiatives destinées notamment aux jeunes et aux femmes. Une économie encore fortement dépendante de quelques secteurs.

Mais derrière les discours sur « l’entrepreneuriat des jeunes », une question demeure : les jeunes Tchadiens disposent-ils réellement des moyens nécessaires pour transformer leurs idées en entreprises viables ?

Les initiatives engagées ces derniers mois montrent en tout cas une volonté d’agir sur plusieurs obstacles : financement, accompagnement, environnement des affaires, microfinance et entrepreneuriat féminin.

L’accès au financement et à l’accompagnement demeure déterminant pour permettre aux jeunes Tchadiens de transformer leurs projets en entreprises durables.

La microfinance pour ouvrir les portes aux jeunes et aux femmes

L’un des dispositifs importants est le Projet d’appui au développement de la microfinance en soutien à l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes (PDMFI/FJ).

Le projet est toujours en cours et vise notamment à faciliter l’accès de populations vulnérables à des services financiers et non financiers, à développer la finance digitale et à renforcer l’écosystème entrepreneurial en milieu rural. Il cible particulièrement les femmes et les jeunes éloignés du système bancaire traditionnel. 

En juin 2026, une nouvelle procédure liée au projet a notamment été lancée pour renforcer sa communication digitale. Quelques semaines auparavant, une expertise concernant les fonds de garantie et le renforcement des établissements de microfinance avait également été recherchée. 

Derrière ces mécanismes se trouve un problème bien connu des entrepreneurs : avoir une idée ne suffit pas lorsque l’accès au capital demeure difficile.

L’entrepreneuriat féminin veut aussi changer d’échelle

Une autre évolution concerne les entrepreneures tchadiennes.

Le 22 juillet 2026, une procédure a été publiée dans le cadre du PADSP-AI pour accompagner l’opérationnalisation de la Chambre Nationale de l’Entrepreneuriat Féminin (CNEF).

Le programme prévoit notamment un diagnostic de la structure, un plan stratégique 2027-2030, des formations, du coaching, des outils modernes de gestion ainsi qu’une stratégie de mobilisation des ressources financières. 

L’entrepreneuriat féminin représente un important potentiel de création d’activités et d’autonomisation économique au Tchad.

L’enjeu est considérable. Il ne s’agit plus uniquement d’encourager les femmes à entreprendre, mais de permettre aux activités existantes de se structurer, de se formaliser et, surtout, de grandir.

Des incubateurs pour transformer les idées en entreprises

L’accompagnement des jeunes constitue l’autre pièce du puzzle.

Le 7 mars 2026, l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE) a lancé le Projet Jeunes Incubateurs et Accélérateurs d’Entreprises (PROJIACE) et un appel à candidatures pour des projets.

Selon l’ONAPE, le dispositif découle notamment des recommandations du Forum National de l’Emploi et s’inscrit dans une logique de promotion de l’emploi et d’autonomisation économique des jeunes et des femmes. 

Entrepreneuriat au Tchad : passer des programmes aux résultats

Les programmes existent donc. Les structures d’accompagnement se développent. Les partenaires financiers interviennent.

Mais pour le jeune Tchadien qui souhaite ouvrir un atelier, lancer une entreprise numérique, transformer des produits agricoles, créer une marque ou développer un service, la réalité quotidienne peut rester beaucoup plus difficile.

Où trouver le financement ? Comment accéder aux dispositifs ? Comment formaliser son activité ? Comment obtenir des premiers clients ? Comment survivre aux premières années ?

C’est précisément à ce niveau que se jouera l’avenir de l’entrepreneuriat au Tchad.

Le soutien à l’entrepreneuriat ne peut pas se limiter à multiplier les cérémonies, les formations ou les appels à projets. Il doit produire des entreprises capables de vendre, d’investir, d’embaucher et de durer.

Le véritable défi : passer des programmes aux résultats

Les programmes existent donc. Les structures d’accompagnement se développent. Les partenaires financiers interviennent.

Mais pour le jeune Tchadien qui souhaite ouvrir un atelier, lancer une entreprise numérique, transformer des produits agricoles, créer une marque ou développer un service, la réalité quotidienne peut rester beaucoup plus difficile.

Où trouver le financement ? Comment accéder aux dispositifs ? Comment formaliser son activité ? Comment obtenir des premiers clients ? Comment survivre aux premières années ?

C’est précisément à ce niveau que se jouera la réussite de la nouvelle dynamique entrepreneuriale.

Le soutien à l’entrepreneuriat ne peut pas se limiter à multiplier les cérémonies, les formations ou les appels à projets. Il doit produire des entreprises capables de vendre, d’investir, d’embaucher et de durer.

L’entrepreneuriat au Tchad devra ainsi produire des entreprises durables, capables de créer des emplois et de participer à la diversification de l’économie nationale.